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Durant
des millions dannées, lhomme sen
est remis un peu à la providence question nourriture,
et particulièrement lorsquil sagissait
de viande. Chasseur opportuniste, il se nourrissait de viande
de petites proies. Vivant parfois sous des latitudes où
les hivers raréfiaient les végétaux,
la viande était souvent la seule nourriture disponible
en toute saison. Lhomme est réellement
chasseur depuis 1 million dannées environ,
il maîtrisera ensuite le feu il y a 700 000 ans
et ne domestiquera les animaux pour sa consommation (et
sa cuisson) que 9 500 ans avant Jésus-Christ
pour les moutons et 8 000 avant J.C. pour les bovins.
| Au-delà
de son rôle strictement nutritif, qui contribua
sans doute dailleurs au développement de
lhomme, de son cerveau et de ses capacités,
la viande joua probablement un rôle important
du point de vue de sa socialisation et de lorganisation
et la structuration des groupes. Nayant plus à
partager avec déventuels prédateurs
les carcasses danimaux, bénéficiant
de quantité, pouvant plus paisiblement partager,
grâce aux outils, au feu, de vrais repas, il fallut
apprendre à donner, à négocier,
à choisir
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En
même temps quil modifie sa relation à
lanimal désormais domestiqué,
lhomme noue des liens sociaux, crée des
rites, des offrandes, des fêtes. Tuer le cochon
était et reste encore un événement
pour les fermes qui lélèvent.
Certaines pratiques religieuses actuelles marquent
encore la sacralité de lanimal et de
la future viande consommée. Toujours considérée
comme un produit de luxe, fragile, délicate,
savoureuse, nécessitant le travail expert des
éleveurs aux bouchers, la viande réunit
les hommes et reste un privilège partagé
lors des repas.
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Dun
point de vue nutritif, la viande est surtout riche en protéines
et en fer. Elle est également source importante de
vitamines B1 (pour vos muscles), vitamine D (pour les os),
vitamine B12 (pour les cellules). Elle présente également
des minéraux essentiels comme le zinc, le phosphore,
le sélénium et le magnésium.
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Si
nous avons déjà détaillé le cochon
(dans lequel tout est bon !), attardons-nous cette fois
sur le prestigieux buf, incarnation à lui tout
seul de LA viande. Lévocation de tous ces beaux
morceaux vous mettra, cest certain, leau à
la bouche et peut-être serez-vous étonné
de voir de quelle partie de lanimal vous êtes
friand.
Quelques
stars, pour les amateurs :
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La poire est un morceau à bifteck très
tendre, peu abondant qui doit son nom à sa forme
particulière.
Laraignée est un morceau très
fibreux, qui fait du coup penser à une toile
daraignée, doù son nom. Tendre
et mlleux, il est assez recherché.
Le filet est la star des stars, il est formé
de trois muscles qui ne travaillent guère, doù
sa tendreté exceptionnelle. Comme il ne représente
que 2 % environ du poids de la carcasse, cest
le morceau le plus cher !
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Le faux-filet est le deuxième morceau le
plus noble. Il est plus justement appelé contre-filet,
cest en effet le morceau qui se trouve contre
le filet. Il fait partie, comme le rumsteck et
le filet de laloyau. Il a une forme et
une texture proches de celles de lentrecôte,
cest aussi un morceau très tendre et savoureux,
sans quasiment de déchet.
Poitrine, flanchet, macreuse et paleron sont des
morceaux fréquemment utilisés pour les
pot-au-feu, autre délice simple que nous devons
aux saveurs de la viande.
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