| Qui
sont-elles ? D’où viennent-elles ?
Membres de l’ordre des ansériformes
et de la famille des anatidés, les oies peuvent se
rencontrer à l’état sauvage ou domestique.
La plupart sont dotées d’un plumage gris, ainsi
que d’un bec et de pattes jaunes ou roses.
Les oies sauvages, dont certaines espèces ont élu
domicile au nord de l’Europe, adorent voyager. Rendus
célèbres par “Le merveilleux voyage de
Nils Holgersson” (Prix Nobel de littérature 1909),
ces oiseaux migrateurs aux formations de vol en ligne ou en
V se déplacent en poussant des cris sonores pour aller
hiverner dans les champs ou les marais de nos pays.
Cependant, la forme domestique issue, pour la plupart de ses
races, d’une espèce sauvage, l’oie cendrée,
est connue depuis fort longtemps.
En effet, la mythologie grecque la met en scène dans
de nombreuses légendes et la Déesse Aphrodite
conseillait à ceux qui la consultaient pour des problèmes
de couple d’élever des oies, en référence
à la fidélité du jars
(le mâle de l'oie).
On la retrouve également dans l’Egypte Antique,
vers 4000 avant J.C., comme animal sacré,
occupant une place importante sur les monuments funéraires.
Enfin, on ne saurait évoquer les oies sans rappeler
leur haut fait d’arme dans l’histoire de l’Empire
Romain. Selon la légende, elles sauvèrent le
Capitole de l’invasion gauloise, en 390 avant J.C.,
en donnant l’alerte par leurs cris.
Où
habitent-elles ?
Les
oies s’adaptent à toutes les conditions de vie
et ne craignent ni la chaleur, le froid ou l’humidité.
Un abri constitué d’une cabane, un coin de hangar
ou une remise leur suffit amplement, pourvu qu’il soit
équipé d’une mangeoire, d’un abreuvoir
et d’une litière de paille changée quotidiennement.
Bien sûr, elles ne se plaindront pas si leur logement
est un palace vaste, aéré et lumineux...
Pour ce qui est de leurs conditions de vie en journée,
on peut les parquer dans un vaste enclos ou bien les laisser
vagabonder à leur guise, auquel cas une cour et des
prés les comblent pleinement, leur donnant la possibilité
d’aller chercher les graines et herbes dont elles raffolent.
On les retrouve également parfois sur le plan d’eau
voisin (mare ou rivière), mais de façon épisodique
pour y effectuer leur toilette.
Sont-elles
si bête qu’on le dit ?
L’épisode du Capitole a définitivement
conféré aux oies leur réputation d’animal
fidèle, totalement en opposition avec le mépris
dont elle font souvent l’objet.
En effet, malgré leur démarche embarrassée,
les oies sont attachées à leurs maîtres,
sont très coquettes et mettent tout leur cœur
à élever leurs petits, avec le jars qui peut
s’avérer redoutable lorsque les oisons sont menacés.
A noter que le jars est polygame (de 3 à 5 femelles)
et que le harem ainsi constitué s’appelle un
jeu.
La reproduction
Maman
oie et papa jars peuvent donner naissance aux oisons à
partir de l’âge d’un an.
Les oies domestiques commencent à pondre au printemps
une moyenne de 50 œufs par an, avec une préférence
pour la ponte matinale. Environ la moitié de ces œufs
débouche sur l’éclosion et la naissance
d’un oison.
L’incubation dure de 28 à 30 jours. Deux
alternatives s’offrent à l’éleveur
au moment de faire couver les œufs : laisser l’oie,
excellente couveuse, s’en occuper avec le jars ou bien
confier les œufs à une autre mère.
Cependant, quelle que soit l’option retenue, il faudra
laisser un œuf, même factice, à l’oie
pour éviter qu’elle ne ponde un peu partout.
Les oisons deviennent rapidement robustes et peuvent très
vite vivre sans leur mère. Il convient cependant, pendant
les premières semaines de leur vie, d’apporter
une attention toute particulière à la confection
de leur pâtée, afin qu’ils ne s’étouffent
pas en mangeant. Monsieur oison étant très glouton,
il se jette sur le casse-croûte !
L’oie et ses produits dérivés
L’homme se moque souvent de l’oie, mais il sait
en apprécier les produits dérivés, en
tête desquels arrive le célèbre foie gras.
Idem pour les couette et duvets en plume d’oie, fort
prisés pendant les froides nuits d’hiver, ainsi
que pour l’oie rôtie, qui trouve toujours grâce
auprès d’un groupe de gourmets affamés.
| A
table !
Recette de l’oie rôtie
aux pommes
Préparation
25 mn. Cuisson : 15 mn par livre, farce comprise.
Pour 6/8 personnes :
Une jeune oie de 3 kg environ.
Pour la farce : 2 foies de volaille, 60 g de gras
de jambon, 1 oignon, 2 échalotes, 1 petit
bouquet de persil, 2 feuilles de sauge, 2 pommes
acides, 1 oeuf, 1 tasse de mie de pain, 60 g
de beurre, sel, poivre.
Une fois que tout est prêt, vous pouvez commencer
:
• Hachez ensemble tous les éléments
de la farce, 2 fois de suite pour qu’ils soient
très fins.
• Hachez les pommes à part puis faites
les revenir dans 2 noix de beurre. Retirez-les.
• Dans la même poêle, faites revenir
la farce dans une noix de beurre jusqu’à
confusion des foies avec les autres ingrédients
(10 mn).
• Mélangez farce, œuf entier, pommes
et mie de pain trempée dans du lait bien essorée.
Salez, poivrez afin de bien relever la farce.
• Fourrez l’oie puis recousez toutes les
ouvertures. Bridez-la. Enduisez-la ensuite de beurre
salé et poivré.
• Mettez la au four non chauffé d’avance.
Réglez le thermostat sur 5/6.
• Retournez la pour qu’elle dore sous tous
les angles.
• A la moitié de la cuisson, versez un
verre d’eau dans le plat. A la fin de la cuisson
retirez l’oie du four et enveloppez-la dans une
feuille de papier aluminium.
• Gardez-la au chaud sans qu’elle continue
à cuire, pendant 15 mn minimum.
• Découpez-la en recueillant le jus que
vous ajouterez à celui du plat. Servez avec des
pommes entières cuites au four, fourrées
de marmelade d’airelles. |
Les
mots rigolos du mot
•
Oie blanche : jeune fille très innocente,
très niaise.
•
Des boniments à la graisse d’oie :
propos auxquels on apporte peu de crédit.
•
Bête comme une oie : se dit d’une
personne très sotte.
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