Si vous ne disposez pas encore
du plug-in Flash 5,
vous pouvez le télécharger ici.

                 

 

La fraise

La fraise appartient à la famille des rosacées comme le rosier, l’aubépine et la majorité des arbres fruitiers d’Europe (cerisier, pommier, prunier, poirier, pècher…). Son nom botanique “fragoria vesca” résume à lui tout seul ce fruit gourmand puisque fragans signifie “odorant” et “vesca” comestible. Robe pourpre et brillante, colerette végétale pour le look, parfum délicat, chair tendre, tantôt sucrée, tantôt acidulée, c’est un fruit qui représente LA gourmandise.

Si les grecs et les romains connaissaient déjà les fraises (des bois), ils ne les cultivaient pas. Ils les cueillaient pour leurs vertus thérapeutiques nombreuses et toujours reconnues. On doit l’apparition de nos variétés de fraises à un ingénieur du génie maritime…savoyard ! Parti à l’autre bout de la terre vers 1711 pour espionner les fortifications espagnoles, ce curieux ramena du Chili une plante dont il avait repéré le fruit : “la blanche du Brésil”. De retour en Bretagne, il en cèdera quelques plants au jardin botanique de Brest, annexé à l’hopital maritime. C’est un infirmier de Kerialou, hameau de Plougastel, qui aurait alors le premier cultivé quelques pieds dans son village. En 1766, les archives mentionnent déjà la vente des fameuses fraises de Plougastel sur les marchés de Brest. Et si aujourd’hui Plougastel n’est plus la capitale de la production de fraises, elle abrite son musée : celui de la fraise et du patrimoine.

Mais soyons pour l’occasion un peu chauvin, c’est quand même à Woippy que chaque année au mois de juin, on célèbre la fraise. Des maraîchers produisent encore quelques quintaux de fruits et conservent ainsi la tradition fruitière de la région.

• La fleur du fraisier est blanche.

• Ses fruits, les fraises, sont rouges quand ils sont mûrs.

• Les akènes sont les petits pépins durs qui croquent sous la dents.

• Bouquet de feuilles : elles vont toujours par trois, longuement pétiolées et divisées en 3 folioles dentées et recouvertes sur la face inférieure d’un duvet soyeux.

• Les rejets sont des nouveaux pieds de fraisier qui se dévloppent depuis le plant principal grâce au stolon qui est en quelque sorte l’organe de reproduction du fraisier.

• Les racines lui servent à se nourrir dans la terre.


Grosse, ronde, charnue, allongée… il y en a pour tous les goûts puisque les variétés de fraises sont très nombreuses.

Citons pour nous mettre l’eau à la bouche : la pajaro, pourpre, la très célèbre gariguette, allongée et de couleur orange, la ciflorette très juteuse, l’elsanta, rubis pulpeuse et sucrée, la darselect charnue et galbée, la cigoline allongée et vermillon, la cireine au goût vanillé…alors conquis ?… et bien très bonne nouvelle vous pouvez déguster des fraises depuis le mois de mai et jusqu’à la mi-octobre grâce notamment à mademoiselle selva, variété à la chair ferme et croquante.

Sachez tout de même que les fraises ne mûrissent pas dans les barquettes, qu’il faut donc les acheter ou les cueillir à point, lorsqu’elles sont mûres !… les passer sous l’eau si nécessaire avec leur collerette et les réfrigérer sans abuser sinon adieu le goût !

Mesdames !… ou messieurs d’ailleurs, la fraise rend la peau douce et claire, il suffit d’en écraser quelques unes, de les étaler et…de laisser sècher !! Bon courage et avis aux amateurs.

Mais pour vous donner bonne conscience, voici quelques motifs “medicaux” d’abuser du délicieux fruit rouge. A l’état naturel, la fraise est antirhumatismale, diététique, laxative, relaxante…


Les mots rigolos du mot

Anecdote : Dans des temps pas si reculés, les maraîchers avaient l’habitude d’épandre du fumier autour des plants de fraises. La médecine balbutiante trouvait néanmoins cette pratique peu recommandable d’un point de vue hygiénique, les gens faisaient donc tremper les fraises au moins une heure dans du vin rouge pour les desinfecter, une pratique intéressante, non ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, si nous n’avons plus ce problème à résoudre, le mariage fraise/vin a perduré et il faut bien dire qu’avec une pincée de sucre, c’est très très bon !

• Ramener sa fraise
• Sucrer les fraises
• Aller aux fraises

… sans compter que la fraise est aussi une maladie de la peau, une membrane qui enveloppe les intestins du veau ou de l’agneau, une colerette en lingerie portée au XVIe et XVIIe siecle, le nom de la chair rouge qui pend sous le bec du dindon, le nom d’une palissade dans les fortifications, un outil rotatif de coupe ou pour faire un forage et…elle peut être dentaire ! Pas mal pour un petit mot comme ça !!