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Très vaste sujet me direz-vous, mais quelle importance pour la vie !

L’eau est… partout sans que l’on puisse toujours la voir : dans tous les aliments, toutes les plantes, elle tombe du ciel, coule au sol, sors du robinet, constitue de beaux et gros nuages… et lorsqu’elle se fait rare, rien ne va plus ! Ayez comme repère que nous vivons sur une toute petite partie des 30% de la planète qui ne sont pas couverts d’eau et si, aujourd'hui, toutes les terres étaient érodées, la terre serait engloutie sous 3 kilomètres d'eau. Elle fut il y a 3,5 milliards d’année le berceau des premières formes de vie.


L’eau est d’abord le principal constituant de notre corps puisqu’elle représente presque 2/3 de notre poids. D’ailleurs chaque être vivant en a un besoin vital, nous ne pouvons survivre sans eau plus de quatre ou cinq jours, un chameau peut en avaler d’un coup jusqu’à 90 litres, un arbre peut en absorber 100 litres par jour pour se nourrir… impossible donc de s’en passer.

Sur l’ensemble de la planète l’eau suit un cycle ininterrompu : nous rejetons notamment de l’eau quand nous respirons, les arbres, les plantes, les animaux également, l’eau s’évapore des rivières, des lacs, de la mer, de la terre, forme des nuages véhiculés par le vent qui vont se trouer et déverser leur eau. Celle-ci va alors nourrir la terre, les plantes, les animaux, s’écouler, former des ruisseaux, des rivières, des fleuves, qui se jetteront dans la mer. L’eau va également s’infiltrer dans la terre jusqu’à ce qu’elle rencontre une roche imperméable qui la retienne, elle formera alors une rivière ou un lac souterrains, ou la “nappe phréatique”, réserve d’eau, dans laquelle on puise pour alimenter nos robinets. Tout au long de ce parcours, l’eau se charge des éléments présents dans les milieux qu’elle traverse : sels minéraux, matières organiques et micro-organismes de l’écosystème.

Tout cela fonctionne à merveille, dans l’idéal !… car de nombreux facteurs peuvent modifier ce cycle. Encore très schématiquement, polluer la terre c’est à terme, polluer l’eau, donc l’air, donc ce que l’on avale ou respire. L’homme reste un élément modeste face à ce “géant naturel” qu’il ne maîtrise pas toujours. Sa présence est très inégale sur la planète, certaines régions regorgent d’eau selon les saisons, subissent inondations et intempéries, d’autres souffrent de la sécheresse, de l’aridité des sols. Trop ou trop peu, voilà un équilibre fragile dont nous dépendons et que nous contribuons (ou non !) à conserver.

L’homme a bien entendu su exploiter et apprivoiser un peu cette force. En creusant des canaux pour la navigation par exemple, en construisant depuis fort longtemps de judicieux systèmes d’irrigations, en construisant des barrages qui permettent d’utiliser la force de l’eau et de la transformer en énergie. On sait la stocker, la purifier, la distiller, la déminéraliser selon nos besoins… mais la partager équitablement sur la planète demeure un problème.

L’eau, comme tous les éléments, se trouve en trois états : liquide, solide et gazeux. A l’état liquide pas de problème, ça coule de source pourrait-on dire, on la boit, on s’y baigne, on s’y lave, on y navigue et même on y flotte !

A l’état solide, c’est la glace, la neige donc les glaçons de l’apéro, les icebergs, les glaciers des montagnes, les patinoires. L’eau a d’ailleurs la particularité d’avoir une densité inférieure à l’état solide que liquide, c’est pourquoi les glaçons flottent !

A l’état gazeux, c’est le sauna, la vapeur des geysers d’eau chaude naturelle, un constituant de ce qui sort de notre bouche et que l’on voit lorsqu’il fait très froid, ce qui fait le bruit des cocottes minutes ou le sifflement des bouilloires.

Elément précieux et vital, il est aussi le grand artiste des paysages naturels : des impressionnants glaciers, aux icebergs, aux chutes extraordinaires en passant par les canyons creusés au fil du temps ou aux merveilles souterraines de certaines grottes dans lesquelles associée à la roche, l’eau fabrique des trésors.


Quelques données à méditer :

Pour obtenir : Il faut :
1 kg de sucre
1 kg de papier
1 litre de bière
1 voiture
80 l d’eau
40 l d’eau
10 l d’eau
35 000 l d’eau
Une pomme-de-terre est constituée de 80 % d’eau, un poisson 80 %, une salade 95 %, une tomate 91 %.

Les mots rigolos du mot

A vos carnets, ce précieux élément a donné naissance à de multiples expressions, dont voici un panel :

• Il passera de l’eau sous les ponts
• Une goutte d’eau dans la mer
• Se jeter à l’eau
• Tomber à l’eau
• Au fil de l’eau
• Tenir l’eau
• Mettre de l’eau dans son vin
• Etre à l’eau de rose
• Se noyer dans un verre d’eau
• Nager entre deux eaux
• Porter de l’eau à la mer ou au moulin
• Il n’y a pas d’eau plus dangereuse que celle qui dort
• Donner un coup d’épée dans l’eau
• Pêcher en eau trouble
• Etre heureux comme un poisson dans l’eau
• Clair comme de l’eau de roche
• Mettre l’eau à la bouche
• Etre tout en eau