| Sa
domestication
Le cheval a été domestiqué il y
a environ 6 000 ans (fin du Néolithique)
par des peuples vivant entre la mer Caspienne et le
désert de Gobi (situé le long de la frontière
entre la Chine et la Mongolie).
A l’origine, les chevaux fournissaient aux nomades
de la viande fraîche, des peaux pour les vêtements
et les tentes, du crottin qui, séché,
servait de combustible, ainsi que du lait de jument.
Rapidement les bergers se sont rendus compte que les
animaux pouvaient être montés, porter des
charges ou encore être attelés. Les chevaux,
en transportant vivres et matériel, augmentaient
la mobilité de la tribu.
A partir de ce moment, l’évolution de l’espèce
n’allait plus se faire naturellement, mais en
fonction de l’homme qui allait le nourrir et procéder
à des sélections pour obtenir des individus
plus grands, plus puissants ou plus rapides selon ses
utilisations.
Dans la famille cheval ...
Honneur aux dames, Madame cheval, la jument, mettra
au monde un poulain.
Le mâle qui lui donnera son petit porte le nom
d’étalon. Celui qui n’en est plus
capable est un hongre. Le poney, plus petit que le cheval
est tout simplement un cheval nain.
Sa cousine, la mule, est issue du croisement entre une
jument et un âne.
N’oublions pas son cousin sauvage, parfois vedette
des cirques et zoos, le zèbre.
Tous ces animaux forment la famille des équidés...
et comme partout, il y a des exclus : carne, bidet,
canasson et autre rosse qualifient un mauvais cheval.
Reproduction...
Monsieur cheval n’a pas intérêt à
être en retard...
La jument a des cycles d’ovulation de 21 jours,
mais sa fécondation n’est effective que
pendant 6 à 8 heures et se situe
36 à 48 heures avant la fin des chaleurs,
lesquelles cessent en hiver.
Pas de temps à perdre... si la jument n’a
pas été fécondée par un
étalon à temps, le couple devra attendre
21 jours avant de pouvoir procréer.
Et si monsieur était à l’heure,
il faudra encore attendre 310 à 365 jours avant
de voir le petit poulain pointer le bout du “nez”.
| Le
sujet qui fâche...
la viande de cheval
Très appréciée par les gastronomes
et extrêmement répugnée par
les défenseurs des animaux, la viande de
cheval est vivement controversée.
De couleur rouge foncée, elle a une légère
odeur âcre. Ses consommateurs la trouvent
généralement très tendre.
L’inconvénient majeur de cette viande
réside dans sa grande fragilité,
c’est-à-dire sa faible capacité
de défense face aux contaminations par
les germes. Bien que la consommation de viande
de cheval fasse partie de notre culture, les boucheries
chevalines sont de moins en moins nombreuses.
Brigitte Bardot aurait même lancé
un appel aux français leur demandant de
ne plus en consommer. |
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Les
variétés de chevaux
Chaque race de cheval possède un métabolisme
lié à sa fonction. Ceci explique l’impressionnant
gabarit des chevaux de trait utilisés pour porter
des charges ou être attelés, et qui tiraient
autrefois la charrue des paysans pour labourer leurs
terres.
Les chevaux de course ou de selle, destinés à
être montés pour des courses ou des promenades,
sont pourvus d’une ligne élancée
et plus fine.
La taille, la morphologie, la robe et la forme de la
crinière des chevaux, qu’ils soient de
trait ou de selle, varient en fonction des races. On
distingue cependant quelques différences majeures
entre ces deux variétés générales
: le cheval de trait est d’une apparence plus
“solide” et plus robuste que le cheval de
selle. Il semble plus lourd et plus tassé
! Ses boulets et sabots sont beaucoup plus larges et
ses jambes sont plus courtes. Le cheval de selle a une
allure plus élancée et repose sur de grandes
jambes assez fines.
Sa ganache est également plus fine... le cheval
de selle a une moins “grande gueule” que
le cheval de trait !
Une
alimentation plus qu’équilibrée
Le cheval est herbivore. L’herbe est son aliment
préféré et constitue aussi un excellent
remède contre le stress de nos amis chevaux.
Viennent ensuite les fourrages (foin et paille), les
grains et les farines, ainsi que les vitamines et minéraux,
compléments essentiels de leur alimentation.
En outre, les éleveurs donnent souvent une récompense
à leurs chevaux quand ils ont bien travaillé,
souvent sous la forme d’une carotte, petit pêché
mignon de ces galopins.
Et qu’est ce qu’il boit le cheval ? De l’eau
bien sûr... saviez vous qu’un cheval boit
entre 20 et 40 litres d’eau par jour ?
Et comment il digère tout ça ?
Le début de l’estomac du cheval possède
un sphincter puissant, le cardia, qui relie l’estomac
à l’oesophage et qui empêche le cheval
de régurgiter.
Il ne peut donc pas vomir et reçoit de nombreux
repas peu volumineux tout au long de la journée.
Il fait cependant de nombreux crottins et pissats (noms
donnés aux excréments de cheval).
Ce que veut nous dire un cheval
Les chevaux hennissent pour se saluer, pour se reconnaître,
se situer, pour montrer leur joie à l’arrivée
du soigneur ou pour faire la cour à Dame Jument.
La jument hennit surtout pour appeler son poulain.
Un cheval peut aussi couiner lorsqu’il sent qu’il
y a de l’agressivité dans l’air,
alors que la jument ne couine que lors de ses chaleurs.
Si deux chevaux se reniflent fortement, c’est
qu’ils ne s’aiment pas ou ne se reconnaissent
pas, et un “iiiii” strident annonce généralement
le début des hostilités.
Pour faire avancer un cheval, un seul mot d’ordre
: HUE !
En revanche, si vous vous promenez à cheval et
que vous avez un envie urgente, “DIA” est
le terme à vite prononcer... Si par hasard votre
cheval répond par un hennissement, vous devrez
vous retenir encore un peu... Bonne fin de promenade
! |