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L'alimentation du bétail

Poules, vaches, cochons, canards, moutons, poussins, veaux…
mais qu’est-ce qu’ils mangent donc tous ces animaux ?

Sujet polémique avec les gros soucis de la vache folle, on s’est un peu plus penché sur le contenu des auges des animaux et on a découvert qu’ils mangeaient parfois de drôles de choses, pas très appétissantes, il faut bien le dire !

 

La nourriture pour les animaux c’est pourtant bête comme choux et très élaboré en même temps. Bête comme choux parce que selon l’animal, poussin ou cochon, selon son âge, bien sûr il ne mange pas la même chose. Mais un petit d’homme se nourrit exclusivement de lait les premiers mois, puis quelques légumes, puis quelques viandes avant de pouvoir passer à une alimentation complètement diversifiée. Au début, tout ce qu’il mange est liquide ou en bouillie et petit à petit on introduit des mélanges moulinés puis des petits morceaux. Et bien c’est pareil, exactement pareil pour les animaux. Un petit poussin aura des grains broyés fins, une poule des grains entiers, un petit veau aura du lait, une vache du foin…

 

Oui, dans un monde idéal tout est toujours simple…
pourquoi les animaux mangent-ils donc des farines et des granulés ?

Parce que ce sont des compléments alimentaires nécessaires à leur élevage qui contiennent tous les éléments indispensables à leur croissance. Cela dit les animaux ne se nourrissent pas qu’avec des granulés. Les compléments alimentaires utilisés par les éleveurs sont des mélanges élaborés dans des usines spécialisées. Elles réceptionnent et stockent dans des silos différentes matières premières comme le maïs, le blé, les tourteaux de colza et de tournesol, de la betterave, des pois, des fèves, des pulpes d’agrumes, etc. Ensuite, selon l’aliment à fabriquer c’est à dire l’animal à qui il est destiné, on mélange des doses exactes de plusieurs de ces matières premières. Elles sont alors broyées en farine, humidifiées puis compactées et sortent en granulés plus ou moins gros. Les mélanges sont élaborés en fonction de l’animal, bien entendu, mais aussi en fonction de son état de santé, de ses besoins. Il arrive que l’usine élabore avec des vétérinaires un mélange spécial pour un troupeau en particulier. Il est donc possible d’ajouter des médicaments dans la ration alimentaire si le troupeau est malade puis de passer à nouveau à une ration standard. L’alimentation diffère également selon le type d’élevage : une vache qui vient d’avoir un veau et qui doit produire du lait n’aura pas les mêmes besoins qu’une vache élevée pour sa viande. La nourriture de base, et donc la plus grande part de leur ration, sera constituée de fourrage mais les compléments granulés seront différents. Cette adaptation de la nourriture a permis aux éleveurs d’effectuer de considérables progrès de rentabilité et d’amélioration de la qualité de leur production, qui termine tout de même dans nos assiettes.

Regardez autour de vous la campagne, vous ne verrez pas de poules dans les champs de maïs, pourtant elles en mangent. L’alimentation du bétail, c’est vraiment pas un truc de sorcier !


Les mots rigolos du mot

“Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger !” s’exclamait Valère un personnage de l’Avare, une pièce de Moliere. Si l’alimentation du bétail n’affole pas la sémantique, voici un panel de quelques expressions sur la mangeaille.


L’appétit vient en mangeant au sens propre plus on mange , plus on veut manger et au sens figuré plus on a de richesse, plus on en veut.

Bête à manger du foin c’est à dire très bête.

• Qui se fait brebis, le loup le mange se dit si quelqu’un est trop gentil et qu’il s’expose ainsi à la
méchanceté.

Manger avec les chevaux de bois c’est ne pas manger.

Il mangerait le diable et ses cornes se dit de quelqu’un qui n’a peur de rien.

Se laisser manger la laine sur le dos c’est se laisser voler sans réagir.

Manger la grenouille c’est dépenser de l’argent que l ‘on a volé ou mal gagné !

Avoir du foin dans ses bottes c’est avoir des réserves.